Coup de coeur·Impressions littéraires·Romance

« Mac Coy 3 » : Une saga toujours aussi addictive qu’on dévore comme une bonne série

Dans le vaste univers des sagas, je demande celle des Mac Coy d’Alexiane Thill découverte juste avant le confinement. Après deux tomes dévorés en un rien de temps (« L’Ogre et Le Chardon » et « L’Ours et le Taureau »), j’ai eu la chance de lire en avant-première le tome 3 « La Louve et le Glaive » chez Hugo Poche qui sort en librairie aujourd’hui.

Résumé : 

Après plusieurs années de voyage autour du monde, Elisabeth MacCoy est de retour à Inchkeith, l’île de son Clan, bien décidée à prendre la place qui lui revient de droit en tant que sœur du Chef. Écartée de l’action depuis son plus jeune âge, elle veut enfin avoir son mot à dire, surtout alors que le spectre d’une guerre à venir plane sur les siens… Mais revenir à Inchkeith implique pour Elisabeth de devoir se confronter à Duncan, son premier amour, dont un fossé d’amertume la sépare désormais… Devenu le bras droit de son frère, il a toujours placé sa loyauté envers le Clan MacCoy au-dessus de toute autre considération, y compris son propre bonheur. Cependant, face à la femme qu’il n’a jamais pu oublier, qu’adviendra-t-il de ses allégeances ?

Un personnage qui donne du fil à retordre

Dans les deux premiers tomes, nous suivions les personnages de Phèdre et Caleb. Je savais que dans ce nouvel opus, il serait question d’une autre figure féminine sur laquelle se concentre l’auteure. J’ai craint ce choix souhaitant plus que tout poursuivre les aventures du couple. En réalité, je me suis totalement laissée porter par Elisabeth, la sœur cadette de Caleb exilée hors de l’île écossaise d’Inchkeith pour sa protection depuis sa plus tendre enfance. Aujourd’hui devenue une jeune femme, elle a décidé de revenir sur ses terres pour reprendre sa place auprès de son clan, le clan des Mac Coy. Fougueuse, révoltée, insoumise, libre, aventureuse … elle leur donne à tous du fil à retordre.

Il n’y a plus mon père, enfermé à travailler dans son bureau ou bien à l’extérieur, en train de faire le tour du hameau. Ni ma mère, châtelaine exemplaire, veillant à la bonne marche de la maisonnée et à l’éducation de ses enfants. Et je ne cours plus derrière Duncan , toujours flanqué de Caleb. La nostalgie m’envahit tandis que je dévale les escaliers

Un ping-pong énergique et vivifiant

Elle apparait dès les premières pages comme celle qui va mettre un coup de pied dans la fourmilière. Toujours en proie à une guerre de clans, les Mac Coy sont au bord de l’implosion et c’est dans cette ambiance qu’Elisabeth choisit de réapparaitre et de s’imposer auprès de son frère, de sa belle-soeur, Phèdre, qu’elle découvre mais aussi de Duncan, dit Le Glaive, le bras droit du laird, son amour de jeunesse qu’elle n’a jamais pu oublier. Elisabeth se fond dans un parcours initiatique qui la terrorise. Au fur et à mesure des pages, elles acquiert en maturité au fil des leçons, des erreurs et des précipitations. Alexiane Thill fait de chacun de ses personnages des figures complexes dont elle distille les codes pour mieux les décrypter et les comprendre. Ici, elle nous offre des chapitres qui se font écho, le point de vue de Duncan suivi de celui d’Elisabeth et ainsi de suite. Un ping-pong énergique et vivifiant entre ces deux nouveaux personnages qui forment le coeur et l’essence de ce troisième tome.

Face à lui, un fantôme. Celui qui me hante depuis plusieurs années; un mirage que je n’espérais plus. Pourtant, elle est bien là. Droite, fière, ses cheveux cuivrés accrochant la lumière, les bras croisés sur sa poitrine et, à ses pieds, trois bagages dont un sac de randonnée.

Avec ce troisième tome, Alexiane Thill conserve les ingrédients qui font mouche, ce mélange de romance, de combat, d’honneur, d’orgueil, de tradition et de modernisme. Elle parvient en quelques lignes à nous embarquer dans le passé, à nous plonger dans une époque où seul les murs d’enceinte séparaient les victimes de leurs assaillants. A ceci près qu’elle remplace l’arbalète par des armes à feu et des poignards affûtés. La saga des Mac Coy rend autant addictif qu’une bonne série dont on enchainerait les épisodes sans se préoccuper de l’heure, ni de ce qui se passe autour de nous. Une fois que nous débarquons sur Inchkeith il est impossible d’en partir.

 

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