Policier/Thriller

« Il était une fois mon meurtre » : Un huis clos dans le corps d’un autre

Il était une fois mon meurtre est le premier roman d’Emily Koch paru en 2018. L’histoire, c’est du jamais vu. Un homme dans le coma tente, malgré son incapacité à bouger le moindre membre, à parler, à cligner des yeux, de résoudre le mystère qui plane sur son accident d’escalade.

Il se réveille à l’hôpital, dans une chambre médicalisée, a conscience de tout ce qui se passe autour de lui, il devine rapidement qu’on le croit dans un coma profond, un légume dans un état végétatif sans aucune activité neuronal, et pourtant. Il sent, il voit à travers ses paupières mi-closes, il ressent la main de sa compagne sur sa peau, il entend chaque son, chaque parole prononcé … Mais il est prisonnier. Prisonnier de son propre corps.

Résumé :

Alex est dans le coma depuis deux ans, à la suite d’un accident d’escalade. Sa petite amie Bea, ses parents et sa soeur envisagent l’arrêt des soins comme il ne réagit à rien autour de lui. Mais en réalité, Alex est parfaitement conscient : son corps est certes inerte, mais son esprit est vif, et il entend tout ce qui se passe autour de lui. Quand un jour, Alex surprend deux policiers dans sa chambre, puis Bea se plaindre de se sentir suivie dans la rue, il comprend que le danger les menace tous deux. En se replongeant dans ses souvenirs fragmentés, et au fil de phrases perçues ici et là, Alex commence à douter que sa chute n’ait été qu’un accident. Mais comment faire pour sauver sa peau, et celle de sa petite amie, en étant cloué à son lit d’hôpital ?

Enquêter pieds et poings liés

Le lecteur se retrouve dans le corps d’Alex, dans ce corps sur un lit d’hôpital et ne peut que capter ce que lui-même apprivoise. Les odeurs, les sons … Nous ne quittons jamais cette chambre si ce n’est lorsqu’il se remémore son passé, lorsque des souvenirs remontent à la surface, des souvenirs qui le maintiennent conscient, des souvenirs qui aident le lecteur et Alex à y voir plus clair. Son père, sa soeur, Béa sa petit amie, son meilleur pote, les policiers, les infirmières, son binôme d’escalade …

Tous défilent à l’hôpital lui parle, discutent entre eux, se confient, s’excusent … sans savoir qu’Alex entend tout, retient tout et tente de résoudre ce mystère … Qui a bien provoqué cette chute vertigineuse d’escalade ? Nous remontons le fil avec lui. En réalité, il ne mène pas l’enquête, comment le pourrait-il après tout ? Il emmagasine seulement les informations à sa disposition et petit à petit les pièces du puzzle s’imbriquent pour ne former qu’un seul scénario probable.

Elle avait posé les doigts sur ma joue. Sa peau m’avait semblé fraîche et douce, et je m’étais laissé aller à savourer ce moment. Je sentais toujours l’odeur chimique qui se dégageait d’elle – j’avais vu juste, c’était bien du vernis à ongles-, ainsi que sa crème pour les mains préférée, à la lavande. Mais juste après, j’avais détecté autre chose.

Emily Koch nous offre un huis clos dans le corps d’un autre.  Dans cette lecture en immersion totale, nos sens sont en éveil pour capter le moindre indice qui pourrait arriver aux oreilles d’Alex. Malgré ses multiples tentatives pour prouver qu’il est toujours là, tentatives que nous encourageons mentalement et de toutes nos forces, il n’y parvient pas. Le point de départ, et l’idée sont là, malheureusement il y a quelques longueurs. Le huis clos devient à certains moments lassant et souffre de ses propres limites. Et l’issue n’est absolument pas celle que j’attendais et j’ai vraiment été déçu par ce choix. Une option qui m’a laissée sur ma fin et éradiqué tous mes espoirs.

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