ITW / Matthieu Parcaroli, auteur du thriller « Le Cri des corbeaux »

Pour accompagner ma chronique sur la première publication de Matthieu Parcaroli , Le Cri des corbeaux aux Editions Lattès, j’avais envie de poser quelques questions à son auteur. Depuis la sortie de ce thriller psychologique, l’apparition de la couverture verte avec le fameux logo de la collection Le Masque se multiplie sur les réseaux sociaux laissant prédire un succès déjà annoncé. Une consécration pour ce professeur des écoles et directeur d’établissement, officiant en Meurthe-et-Moselle, qui a remis le pied à l’étrier grâce à deux concours de nouvelles. Le résultat est là et c’est au téléphone, en compagnie des premiers chants printaniers de l’avifaune, qu’il a accepté de me répondre.

A presque 40 ans, vous venez de publier votre premier roman. L’écriture est-elle venue sur le tard ou cette passion vous habite depuis longtemps ?

J’ai commencé à écrire à la fin de mon adolescence. Pour quelle(s) raison(s) exactement ? Je ne m’en souviens plus vraiment mais il en est sorti un livre, à mes 20 ans, que j’ai vite mis de côté. Je l’ai toujours quelque part sur un disque dur, j’ai dû le relire quelques fois mais de mon point de vue il n’était pas forcément bon. Puis j’ai rencontré ma femme, fondé une famille, acheté une maison, c’est d’ailleurs la plus belle de mes histoires !

L’essentiel, c’est qu’on me raconte des histoires

A quel moment avez-vous décidé d’écrire de nouveau ?

C’était en 2013. Je suis tombé sur le concours de nouvelles « Je deviens écrivain », parrainé par Maxime Chattam dont je suis un lecteur assidu. A cette occasion, j’ai écrit les prémices du Cri des corbeaux, puis, au hasard, lors d’une lecture d’un ouvrage de Virginie Grimaldi, j’ai appris grâce aux remerciements qu’elle avait été lauréate du Prix e-crire Auféminin. Je me suis renseigné et ai décidé de me lancer ce défi. J’ai écrit pour les quatre thèmes proposés et suis arrivé second sur « C’était la photo parfaite » avec une nouvelle intitulée Polenta. Ces deux participations ont vraiment relancé la machine. Depuis, j’ai écrit quatre manuscrits.

Vous souvenez-vous du jour où vous avez reçu l’appel que tout écrivain attend, celui de la promesse d’une future publication ?

Oui parfaitement ! J’étais chez un ami et j’avais les mains dans le ciment ! J’ai bien entendu prévenu ma famille mais suis resté sur la réserve. J’avais déjà eu quelques déceptions avec des maisons d’édition, je ne voulais pas m’emballer tant que le contrat n’était pas signé. Au final, c’est allé plutôt vite. J’ai été contacté en janvier 2018 et je signais cinq mois plus tard.

Pourquoi avoir écrit un thriller psychologique ? Est-ce un genre que vous affectionnez plus particulièrement ?

J’adore les thrillers ! Patrick Bauwen, Sébastian Fitzek … J’ai beaucoup d’auteurs de thriller dans ma pile à lire. Mais j’alterne aussi avec d’autres lectures, l’essentiel c’est qu’on me raconte des histoires. En ce moment, par exemple, je lis le dernier Tiphaine Hadet, Le bonheur arrive toujours sur la pointe des pieds et j’attends avec impatience le prochain Olivier Norek, Surface, et celui de Guillaume Musso, « La vie secrète des écrivains » … Un écrivain isolé sur une île, ça me parle ! Côté écriture, c’est pareil. J’ai écrit deux thrillers, un roman sur les réfugiés et un roman plus feel good. 

Le plus long et le plus « laborieux », c’est le travail de réécriture.

Quelle est la genèse du Cri des corbeaux ? Comment êtes-vous partis de la nouvelle pour en faire un roman ?

Avec la nouvelle, j’avais déjà tous les protagonistes. Pour le roman, je suis allé plus loin dans la psychologie des personnages. La phobie de Julie au départ devait être le vertige puis, au fur et à mesure, elle a pris un rôle différent , je me suis moi-même laissé surprendre par ce changement. Je me suis également penché sur des livres de psychothérapie, notamment pour affiner l’attitude des personnages enfermés dans les cubes. Côté environnement, j’avais dans la tête une maison isolée dans les bois au milieu de nul part et je connaissais déjà le coin, le Lac des Corbeaux. Nous y sommes allés avec mon épouse et il y règne une ambiance bien particulière.

Combien de temps avez-vous mis pour l’écrire ?

Je dirais entre 3 et 5 mois. Quand j’écris, je le fais assez rapidement. Le plus long et le plus « laborieux », c’est le travail de réécriture. J’ai travaillé avec l’éditrice, j’ai fait beaucoup d’ajouts et de coupes, elle a relevé les incohérences …

Quelles sont vos habitudes d’écriture ?

Comme je suis professeur des écoles, directeur d’établissement mais surtout papa, j’écris les mercredi après-midi, samedi et dimanche et toujours à mon bureau décoré de Lego et nourri de cinéma. Généralement, j’écris en musique. Pour le prochain roman, j’écoute le dernier album de Tom Walker, il tourne en boucle, à trois reprises la plupart du temps, ça correspond à mon temps d’écriture. J’ai également une playlist de musiques tirées de séries américaines plutôt réservée à la relecture.

Que pouvez-vous nous dire de votre prochain roman ?

Je n’en suis qu’au quatrième chapitre mais il se déroule à l’époque contemporaine et reste dans le genre du thriller et ce qui en fait les particularités : le meurtre et l’enquête.

Pour le suivre sur le réseaux sociaux : @Parcamatt sur Instagram et Twitter

Pour lire la critique du Cri des corbeaux, c’est par ICI

 

 

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