Impressions littéraires

« J’aimerais te parler d’elles » : 50 femmes croquées avec simplicité et bienveillance

J’ai entendu parler de cet ouvrage, « J’aimerais te parler d’elles » aux éditions Albin Michel Jeunesse, il y a quelques semaines déjà, sur site d’Actualitté. Quelques jours plus tard, je croisais sur la toile ce projet de Qui est-ce ? autour des grandes femmes qui ont fait l’histoire et sans jamais baisser les bras. Deux objets culturels et ludiques que j’avais envie de partager ici et puisqu’il est tout de même question de livres sur ce blog, j’ai commandé l’ouvrage destiné à la jeunesse, à partir de 8 ans je dirais, mais qui, parole de « grande », passe très bien auprès des adultes également.

Ce livre de Sophie Carquain (l’écrivain) et Pauline Duhamel (l’illustratrice) parle de 50 femmes du XX et XXIe siècle, françaises mais pas que. 50 femmes qui ont apportées une pierre à l’édifice dans différents domaines (4 catégories dans le livre) : les militantes, les artistes, les aventurières et les scientifiques. Il y a celles qu’on connait bien, les figures emblématiques : George Sand, Marie Curie, Calamity Jane, Simone Weil, Agnès Varda, Frida Kahlo, Maria Montessorri … Celles qu’on connait moins – me concernant tout du moins – mais qu’on apprécie découvrir : Amelia Earhart, Gisèle Halimi, Wangari Maathai, Junko Tabei … et les petites nouvelles qu’on retrouve agréablement dans le livre comme Emma Watson. Ecrivaine, actrice, sculptrice, physicienne, exploratrice, pédagogue, aviatrice, championne de natation, alpiniste, biologiste, écologiste, anthropologue, avocate, résistante, journaliste … Elles ont toutes leurs talents, leurs combats, leurs passions. Elles ont toutes mené leur révolution dans leurs domaines de prédilection.

Que vos filles prennent la parole, qu’elles occupent l’espace et deviennent des « filles d’extérieur ». Fières de leur intelligence et de leurs compétences, qu’elles luttent contre le complexe d’imposture et d’autocensure, qu’elles aillent de l’avant !

J’ai beaucoup apprécié le traitement éditorial chronologique réalisé par Sophie et Pauline, très simple et riche à la fois d’enseignements, d’anecdotes, de surprises et illustré avec beaucoup d’humour et d’ironie parfois. Chaque dessin résume et symbolise, en une situation, l’histoire de chaque femme accompagnée d’une biographie d’une page écrite avec ce ton si cher au conte. Et en pied de page, une note de l’auteur « Comme elle, j’aimerais te dire ». A titre d’exemple, pour le portrait de Rosa Parks, cette femme qui a refusé de céder sa place à un blanc, Sophie Carquain invite le lecteur à mener de petites actions qui peuvent parfois conduire à de grandes luttes : « Il n’existe pas de petites actions. La plus infime des révoltes peut mener à la plus grande des luttes, alors bats-toi pour la justice ». L’auteure s’adresse au lectorat et envoie un message coup de pouce. Comme une mission, un objectif qui ne s’adressent pas uniquement à la gente féminine mais également aux garçons qui peuvent se sentir concernés à la fois par la cause féministe mais aussi par ces réflexions à avoir au quotidien.

Sophie et Pauline font de ces 50 héroïnes des femmes accessibles dont il faut tirer les enseignements. Sans pression aucune, sans chichi, elles racontent les vies de ces combattantes, de ces exemples avec simplicité, bienveillance et émotion.

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