« De toutes nos forces » ou comment un défi sportif hors-norme tisse une filiation inattendue

Cet été, j’ai pu assister au Triathlon de l’Alpe d’Huez, suivre les participants depuis le lac du Verney jusqu’au sommet des 21 virages et voir les premiers franchirent la ligne d’arrivée. Au total, 2,2 km de natation, 118 km de vélo et 20 km de course. J’ai été impressionnée par ces triathlètes, le courage, la capacité sportive, le mental … Et cet éclat de joie, de soulagement, ce sentiment d’accomplissement à l’issue de l’épreuve. Bref ! J’ai passé un moment fort en émotion. Alors quand je suis tombée sur le film « De toutes nos forces » de Nils Tavernier (le fils de Bertrand), je n’ai pas hésité une seule seconde. Mais alors attention, le curseur prend un cran puisqu’il y est question de l’Iron Man de Nice. A savoir : 3,8 km de natation,180 km de vélo et 42 km (un marathon !). Rien que ça !

Paul (Jacques Gamblin) a deux enfants. Sophie l’ainée et Julien, un jeune homme plein de vie malgré son handicap. La tension entre Paul et Claire (Alexandre Lamy) est palpable, cette dernière reprochant à son mari de ne pas prêter attention à leur fils, de ne pas s’en occuper et d’être trop souvent loin de la maison pour éviter d’être confronté à la réalité de cette paraplégie. Jusqu’au jour où, pour attirer l’attention de son père, ancien triathète, Julien lui propose de courir l’Iron Man de Nice en binôme. La réponse ne se fait pas attendre. C’est non ! Mais devant la ténacité de son fils, Paul finit par céder et se lancer à corps perdu dans ce défi père-fils.

Il était tellement content d’avoir un garçon, puis quand il a vu les autres bébés marcher et pas le sien, il a commencé à se renfermer.

J’avais déjà été séduite par le jeu de Gamblin dans Le premier jour du reste de ta vie. Il a d’ailleurs l’art de se nicher dans des scénarios où le lien familial est la pierre angulaire des personnages, où leur propre construction ne peut se faire qu’entourer de ces membres. Dans « De toutes nos forces », Claire, Paul et Julien cherchent leur individualité mais cherchent également à ce qu’elle s’épanouisse avec les autres. Julien veut attirer l’attention de son père. Et s’il ne fait pas le premier pas alors c’est lui qui le fera. Il donne à Paul l’opportunité de prendre enfin une place à ses côtés.

Fabien Héraud (Julien) est incroyable, un sourire désarmant et une soif de vivre communicative. Avec Jacques Gamblin, il forme un duo parfait et complémentaire. Alexandra Lamy ajoute à leurs échanges, l’émotion d’une mère apeurée, qui protège « son poussin » et qui comprend que la paraplégie n’empêche pas son fils d’être un homme.

Et comme toute adaptation, le film prend l’ampleur de la réalité. Dick Hoyt et Rick, son fils handicapé, ont participé en binôme à 984 évènements dont 229 triathlons, 20 duathlons et 66 marathons. Un exploit inimaginable dont s’est inspiré Nils Tavernier pour le film.

La véritable histoire :

En farfouillant un peu, j’ai découvert d’autres témoignages que je tenais à partager : celle de Théophile et Valentin, deux frères ou encore celle de Christophe et Kevin.

VOIR « De toutes nos forces »

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